vu par

Gilles Marie BAUR

écrivain,

membre de l’Académie Alphonse  ALLAIS

diplômé de l’E.N.S. des Beaux Arts de Nancy

inscrit à la Maison des Artistes

En peinture, le sujet n’est que prétexte à interprétation.

Copier le réel n’a plus beaucoup de sens depuis que Courbet a clôt le réalisme. Beaucoup de couleurs sont passées sous les ponts et, de l’art moderne à l’art contemporain, chaque artiste a déconstruit puis reconstruit son univers propre, développant son style, sa patte, son écriture jusqu’à ce que ceux-ci deviennent reconnaissables et que chaque œuvre soit authentifiable au premier coup d’œil. Ainsi reconnaît-on d’emblée un Monet, un Picasso, un Matisse, un Soulage …


Patrice Cousin a parcouru le chemin. Celui qui mène de l’influence à la personnalisation.

Maniant la couleur du pastel, il a traversé diverses phases, passant du réalisme photographique à l’abstraction géométrique jusqu’à trouver son style, écrasant la couleur poudreuse sur le support avec un geste sûr, original, un geste qui est l’expression de sa nature profonde.

Ainsi, cette part de vérité esthétique si difficile à saisir (et qu’il n’est nul besoin de comprendre) nous est-elle livrée, nue, brute, chatoyante, jouissive.

Se trouver face à une œuvre d’art authentique et profondément originale rend heureux.

L’art est une mise en phase du bonheur.

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